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Jacques Cassard, arboriculteur à Vertou (44)

Jacques Cassard, arboriculteur à Vertou (44)

Le 02/03/2017

Biocoop Seynod
« Le végétal, si tu le matraques, ça le détraque. »

« Le végétal, si tu le matraques, ça le détraque. »

© Marie-Pierre Chavel - Biocoop

La Loire-Atlantique, découverte lors de notre reportage dans le n° 92 de CULTURE(S)BIO*, est le premier producteur français de lait bio. Les autres productions sont également représentées. Notamment chez ce fournisseur de pommes et de fraises des magasins Biocoop de Nantes. Descendant d’une famille de maraîchers, il développe l’arboriculture bio sans rompre complètement avec la tradition familiale.

Historiquement les maraîchers de Loire-Atlantique sont installés en périphérie immédiate de Nantes, une zone mouvante, reculant régulièrement devant les à-coups de l’urbanisation. C’est ainsi que les aïeux de Jacques Cassard, paysan depuis quatre générations au moins, ont dû déplacer leurs fermes à plusieurs reprises. La branche paternelle a fini par s’installer à Vertou, au début du vignoble en appellation muscadet, à une dizaine de kilomètres de la grande ville. En ce mois de janvier, on y a retrouvé Jacques. Avec sa sœur, il a repris la « tenue maraîchère » familiale en 2003, à la retraite du père. Une odeur de pomme, agréable et acidulée, envahit son site. « Mon père avait déjà commencé à planter des pommiers à la fin des années 1960, explique-t-il. Aujourd’hui, les plus anciens datent de 1981. Les plus récents ont 5-6 ans. » Et dorénavant, l’arbre fruitier occupe 4,2 hectares des 6,5 que compte l’exploitation, justement nommée Le Verger du Coteau.

Protéger la santé

Fidèle à la tradition, Jacques fait toujours un peu de maraîchage, sur 1 hectare : des légumes dits « ratatouille », des pommes de terre, des salades, des carottes, des potirons, des butternut, etc. Histoire de satisfaire ses clients sur les marchés et pour continuer à fournir le MIN, le marché d’intérêt national de Nantes que son père livrait déjà. Il fait aussi de la fraise qui prend le relais de la pomme lorsque celle-ci disparaît des étales en mars-avril. « La fraise est un fruit plaisir », dit-il. Son plaisir à lui, c’est surtout les arbres. Même si « en bio, c’est complexe, technique et risqué ». Pourquoi alors avoir converti l’exploitation en 2008 ? « Mon père avait déjà une démarche écologique, se souvient-il. Il travaillait le sol sous les arbres et faisait peu de traitements. Sur les marchés, les gens me demandaient s’ils pouvaient manger la peau… J’ai envie de protéger ma santé et la leur. » Et de prendre soin de la nature : « Le végétal, si on le matraque de produits chimiques, ça le détraque », assure-t-il.

Des fruits goûteux

Pour éviter l’alternance de rendement, « une année bonne, une année mauvaise », Jacques Cassard fait un gros travail sur les variétés, 16 différentes, dont les anciennes drap d’or, reine des reinettes, patte-de-loup… « Les variétés anciennes sont bien adaptées à la bio et elles se conservent bien. » Avec certaines, il faut un jus pétillant qui régale les clients des magasins Biocoop de Nantes. Le verger est sur une ancienne terre à vignes, un coteau rocailleux exposé au Sud. De bonnes conditions pour donner des fruits goûteux. Mais l’intervention de l’homme reste nécessaire. Il faut palisser notamment les arbres, tout en basse tige (tronc très court), plus facile à travailler. Ensuite, il faudra éclaircir, c’est-à-dire enlever une partie des bourgeons pour éviter qu’un trop plein de fruit n’épuise les pommiers. L’éclaircisseuse mécanique, « la Darwin », sorte de grand peigne avec des dents en fil de fer, fait un premier écrémage ; la deuxième intervention sera manuelle pour ne laisser qu’un fruit par inflorescence et lui donner toutes les chances de s’épanouir. Enfin, viendra la cueillette, à partir de début août, pour les variétés les plus précoces, jusqu’à décembre. Le Verger du Coteau emploie une dizaine d’intérimaires pour les pommes et les fraises.

Malgré 70 heures de travail par semaine, l’arboriculteur veut encore avancer, éventuellement faire de la poire, fruit également fragile et complexe en bio.

« Je vais peut-être devoir m’y mettre », sourit-il, soucieux de répondre à la demande de sa clientèle. « Quand un client me dit qu’il s’est régalé, c’est motivant, je me sens récompensé ! »

Prochaine étape en Loire-Atlantique, chez François Chevalier, paysan-boulanger à Vay.

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